
Alors leurs yeux s’ouvrirent
Les premiers chapitres de la Genèse ont été relus siècle après siècle comme une enquête sur l’origine du mal. Pourtant, l’arbre de la connaissance du bien et du mal, arbre réputé transgressé, reste indiscernable : la mort instantanée empêcherait cette conscience de naître. Le seul arbre réellement identifiable, situé au milieu du jardin, est l’arbre de vie, centre organisateur et support concret d’une première topologie et d’un premier pré-ordre « si… donc… alors ». Ce boitement originel, reconduit par des générations de traducteurs et de commentateurs, a consolidé un régime d’interprétation hérité d’Ève elle-même. En laissant le texte produire ses propres implications et en soumettant la parole à ce que le récit lui impose en retour, cette étude met au jour une structure d’intelligibilité plus cohérente que les lectures usuelles. Elle rétro-éclaire nos réflexes de culpabilité et nos automatismes de lecture en montrant la créativité constructive de l’interprétation traditionnelle.
« Interprétation des trois premiers chapitres de la Genèse… Quand tout le monde croit que l’arbre de la connaissance est au centre du jardin, alors qu’il est indiscernable… Étonnant. »Extrait de l’ouvrage — Luc Gootjes
Le livre,
chapitre par chapitre.
5 chapitres pour saisir le cheminement de l’ouvrage avant de commencer la lecture.
- Chapitre 1
Lire aujourd’hui un texte multimillénaire
- Chapitre 2
Essai de traduction
- Chapitre 3
Interprétation verset après verset
- Chapitre 4
Le statut du langage humain dans son fruit : la narration de son accident
- Chapitre 5
Les conséquences et la conclusion
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